
Face aux violences, chaque minute compte. Mais à qui demander de l’aide ? Vers qui se tourner pour être écoutée, protégée ou accompagnée ? Alors que le 25 novembre marque la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ces questions rappellent l’importance des dispositifs de proximité. De l’État au Département, en passant par l’Agglomération, la Ville et les associations, tout un réseau d’acteurs se mobilise, chacun à son échelle. Une chaîne de solidarité essentielle pour ne laisser personne seule face à la violence et permettre à chaque victime de trouver le soutien dont elle a besoin.

COMPRENDRE LES VIOLENCES

Le Centre Hubertine Auclert rappelle que les violences envers les femmes se manifestent à travers des paroles et des comportements, et s’exercent sous de multiples formes : verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, économiques, cyberviolences, féminicides… Ces violences sont perpétrées à tout moment de la vie, au sein du couple ou de la famille, mais aussi au travail, à l’école ou à l’université, et dans l’espace public. Le continuum de violences comprend également les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés et la traite à des fins d’exploitation sexuelle.
LES SERVICES MUNICIPAUX À VOTRE ÉCOUTE
• Police municipale
Sur le terrain, la Police municipale joue un rôle essentiel. Sensibilisés aux violences faites aux femmes, ses agents peuvent accompagner les victimes au commissariat pour déposer plainte et travaillent en lien avec l’intervenante sociale de la Police nationale. Un accompagnement qui se renforce avec la mise en place d’un nouveau protocole, élaboré en lien avec le procureur de la République qui permet de sécuriser la récupération des effets personnels lors d’une séparation.
Désormais, les agents assurent l’intermédiaire entre les personnes concernées, sans contact direct entre la victime et l’auteur des violences, afin de prévenir tout risque de confrontation. Moissy devient ainsi la première commune du territoire couvert par le tribunal judiciaire de Melun à signer ce protocole.
Police municipale
Tél : 01 64 88 17 00
306, avenue Philippe Bur
77550 Moissy-Cramayel
• CCAS
Quand une femme victime de violences pousse la porte du Centre communal d’action sociale (CCAS), la première étape est celle de l’écoute. Les professionnels évaluent sa situation, notamment l’existence d’un danger immédiat, puis l’orientent vers les dispositifs adaptés. Selon ses besoins, un accompagnement psychologique, social ou juridique peut lui être proposé, en lien avec les associations spécialisées comme Paroles de Femmes – Le Relais ou le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) qui renforce son accompagnement avec la mise en place d’une permanence d’écoute psychologique individuelle, gratuite et confidentielle.
En cas de nécessité, le CCAS peut également financer temporairement des nuitées d’hôtel pour permettre à une victime de se mettre à l’abri.
Centre communal d’action sociale (CCAS)
Tél : 01 64 88 15 80
Bâtiment la Source – Place du Souvenir
77550, Moissy-Cramayel
L’AGENDA DE LA VILLE
Les numéros d’urgences projetés sur la mairie
Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, les numéros d’urgence et d’aide aux victimes seront projetés pendant une semaine sur la façade de l’hôtel de ville. L’objectif : rendre ces contacts essentiels visibles et rappeler à toutes les femmes qu’elles peuvent trouver écoute, aide et accompagnement.
Lundi 23 novembre
Conférence autour de la loi intégrale
À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une conférence est organisée en présence de la députée Céline Thiébault-Martinez*, rapporteure de la loi intégrale. Elle viendra présenter, lundi 23 novembre à la Roseraie, les ambitions de ce texte, qui vise à renforcer la prévention, la protection des victimes et la lutte contre les violences. Un temps d’échange pour mieux comprendre les enjeux de cette proposition de loi et les avancées qu’elle entend porter.
• La Roseraie (Jardins de la mairie)
• 19h
*Députée de la 9 e circonscription de Seine-et-Marne (Pontault-Combault, Brie-Comte-Robert, Combs-la-Ville…)
En amont de cette rencontre, la députée Céline Thiébault-Martinez est revenue sur les enjeux de cette proposition de loi dans une interview accordée aux Nouvelles de Moissy, à découvrir ici : https://www.moissy-cramayel.fr/violences-faites-aux-femmes-et-aux-enfants-comprendre-les-enjeux-de-la-loi-integrale/

LA PRÉFECTURE, AU CŒUR DE LA COORDINATION
En Seine-et-Marne, la déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité, placée sous l’autorité du préfet, coordonne les actions de l’État en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. De la prévention à la mise en sécurité des victimes, son action s’inscrit à chaque étape. En lien avec les associations et les professionnels du territoire, elle veille au déploiement des politiques nationales, à l’attribution des financements et au suivi des actions engagées. L’objectif : adapter les dispositifs aux besoins des victimes et aux difficultés rencontrées sur le terrain.
• Sécurité
Quitter un domicile violent, trouver refuge, être accompagnée dans l’urgence… La mise en sécurité des victimes est au cœur des responsabilités de l’État. En Seine-et-Marne, 393 places d’hébergement sont destinées en priorité aux victimes de violences et à leurs enfants. Des bons permettent aux femmes de rejoindre un lieu sûr, une unité médico-judiciaire ou un tribunal en taxi gratuitement.
Dans les commissariats et gendarmeries du Département, des kits de première nécessité sont aussi disponibles pour celles qui ont dû quitter leur domicile dans l’urgence. Autant de dispositifs destinés à répondre aux situations d’urgence et à accompagner les premiers pas vers une sortie des violences.
• Prévention

L’État se mobilise également à travers la prévention avec des campagnes de sensibilisation, formation des forces de l’ordre et des professionnels susceptibles de repérer les violences, actions auprès des plus jeunes… L’enjeu est d’améliorer l’accueil des victimes, mais aussi de faire évoluer les comportements. “On n’arrivera pas à faire baisser les violences tant qu’on n’aura pas donné des clés de compréhension sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas”, souligne la déléguée départementale. Un travail qui passe notamment par l’apprentissage du respect, du consentement et de la distinction entre conflit et violence.
GRAND PARIS SUD : ACCOMPAGNER LES FEMMES VERS UN NOUVEAU DÉPART

L’agglomération contribue au financement d’un poste d’intervenante sociale au commissariat de Moissy. Femmes victimes, enfants maltraités, adolescents confrontés à des violences sexuelles… Face aux situations de détresse, majoritairement liées aux violences intrafamiliales, elle oriente les personnes vers les structures adaptées. Un travail mené en lien étroit avec les forces de l’ordre, dans le cadre du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD). Par ailleurs, l’agglomération soutient financièrement l’association Paroles de Femmes – Le Relais.
Intervenante sociale au commissariat de Moissy
Tél : 01 64 13 50 00 (accueil du commissariat)
892, avenue Jean-Jaurès
77550 Moissy-Cramayel
Pour aider les femmes à se reconstruire, l’agglomération a lancé ÉLAN, un dispositif destiné aux victimes de violences conjugales ou sexuelles qui s’appuie sur l’activité physique permettant aux participantes de se réapproprier leur corps, de retrouver confiance en elles et de renouer progressivement avec leurs capacités et sur des groupes de paroles. Chacune bénéficie d’un accompagnement personnalisé, fondé sur l’écoute, le respect et le consentement.

L’AGENDA DE GRAND PARIS SUD

Mardi 24 novembre
Ciné-débat et expositions autour des violences faites aux femmes
À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Grand Paris Sud organise un après-midi de sensibilisation réunissant professionnels, partenaires et grand public avec la projection du film « La Maison des Femmes », suivie
d’une conférence sur les parcours de reconstruction après les violences conjugales. L’événement se poursuivra par le vernissage de deux expositions photographiques et d’une conférence avec les acteurs engagés dans l’accompagnement des victimes.
• Tarif unique : 4€
• 14h
• Les Cinoches Desnos (Ris-Orangis)
En savoir plus : https://www.grandparissud.fr/evenements/projection-et-rencontre-la-maison-des-femmes/
• Connaître ses droits pour mieux les défendre
À Savigny-le-Temple, la Maison de la Justice et du Droit (MJD) de Grand Paris Sud accueille gratuitement les habitantes, en toute confidentialité. Des avocats, des associations et des professionnels du droit y proposent leurs conseils, notamment sur les questions familiales, les démarches administratives ou les droits des victimes accompagnés du délégué du Défenseur des droits ou du CIDFF. L’objectif est de permettre à chacune de mieux comprendre sa situation et de trouver le bon interlocuteur pour avancer dans ses démarches.
• Consulter le guide la Maison de la justice et du droit
Maison de la Justice et du Droit
Accueil gratuit et confidentiel,
Ouvert à tous
Tél : 01 64 19 10 60
34, place Élisée-Reclus
77176 Savigny-le-Temple
De la protection à la reconstruction, ces dispositifs poursuivent un même objectif : permettre aux femmes de retrouver leur autonomie et leur pouvoir d’agir.

LE DÉPARTEMENT : UN ACCOMPAGNEMENT DE PROXIMITÉ
À chaque étape du parcours des victimes, les dispositifs se complètent pour apporter des réponses concrètes à leurs besoins. Besoin d’être écoutée, accompagnée ou mise à l’abri ? Les 14 Maisons départementales des solidarités (MDS) de Seine-et-Marne accueillent les femmes victimes de violences conjugales et les orientent selon leur situation : hébergement d’urgence, accès aux droits ou accompagnement par des associations spécialisées.
Au-delà de cet accueil, le Département agit aussi sur le terrain de la prévention. Sensibilisation du public, formation des professionnels au repérage des violences, notamment des mutilations sexuelles féminines, soutien financier aux associations… Plusieurs leviers sont mobilisés. Parmi les structures accompagnées figurent SOS Femmes de Meaux, engagée notamment dans le dispositif « Téléphone grave danger », Paroles de femmes – Le Relais, qui accueille et héberge des femmes et leurs enfants, ou encore le Mouvement du Nid, qui lutte contre la prostitution. En 2022, le Département a également créé une commission dédiée aux violences intrafamiliales.
Maison des solidarités (MDS) de Sénart
Tél : 01 64 13 21 30
100, rue de Paris
77127 Lieusaint

LES ASSOCIATIONS AUX CÔTÉS DES FEMMES
• Paroles de Femmes, le Relais :
Écouter, conseiller et accompagner les femmes victimes de violences conjugales : c’est la mission de l’association Paroles de Femmes – Le Relais. Qu’il s’agisse de trouver une oreille attentive, de connaître ses droits, d’engager des démarches ou de quitter un domicile violent, les femmes peuvent y trouver un accompagnement adapté à leur situation, ainsi que des solutions d’hébergement si nécessaire. L’association accueille et accompagne les femmes et enfants victimes de violences conjugales.
En individuel :
• Écoute téléphonique : permanences téléphoniques (selon disponibilités), du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
• Entretien individuel : sur rendez-vous dans leurs locaux et dans différentes villes de Seine-et-Marne et de l’Essonne pour assurer une aide psycho-sociale, spécialisée et professionnelle.
En collectif :
• Actions collectives à destination des femmes : groupes de parole, emploi, logement, loisirs, bien-être.
• Accueil de jour : accueil collectif et accès cuisine, laverie, salle de bains…
Ligne d’écoute : 01 64 89 76 40
27, rue de l’Étang – 77240 Vert-Saint-Denis
antenne.senart@parolesdefemmes-lerelais.fr

• Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF)
Quels sont mes droits ? Quelles démarches entreprendre en cas de séparation ou de violences ? Le CIDFF apporte des réponses et des conseils juridiques gratuits et confidentiels pour aider les femmes et les familles à comprendre leur situation et à faire valoir leurs droits. À partir du 10 novembre, cet accompagnement se renforce à Moissy avec la mise en place d’une permanence de soutien psychologique individuel, destinée aux femmes et aux hommes victimes de violences conjugales. Un espace d’écoute gratuit et confidentiel pour permettre aux victimes de trouver du soutien.
Permanence d’accès au droit :
2e jeudi du mois de 9h à 12h
Tél. : 01 64 88 15 80
CCAS, bâtiment la Source, place du Souvenir
Moissy-Cramayel
Permanence de soutien psychologique :
2e mardi du mois, à partir du 10 novembre
Entretiens individuels gratuits et confidentiels
Sur inscription à l’accueil du CCAS ou au 01 64 88 15 80
CCAS, bâtiment La Source, place du Souvenir
Moissy-Cramayel
Permanence accès au droit et lutte contre les violences :
Tous les jeudis de 9h à 12h
Tél. : 01 60 79 42 26
Commissariat – 892, avenue Jean-Jaurès – Moissy-Cramayel

• Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA)
En France, les femmes en situation de handicap sont deux à trois fois plus exposées aux violences (80 % des femmes handicapées subissent des violences). Alors, si vous êtes une femme en situation de handicap et que vous subissez des violences ou des maltraitances, la FDFA a mis en place la ligne Écoute Violences Femmes Handicapées (EVFH). Gratuite et confidentielle, la ligne est assurée par des écoutantes formées à la double problématique du handicap et des violences de genre.
Ligne d’écoute : 01 40 47 06 06
Pour les femmes sourdes ou malentendantes contactez l’association par mail à ecoute@fdfa.fr

LE VIOLENTOMÈTRE : UN OUTIL SIMPLE ET UTILE POUR SENSIBILISER AUX VIOLENCES CONJUGALES
